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Affaire Skripal : les sanctions diplomatiques à l’égard de la Russie se multiplient

L’assassinat du l’agent double russe Sergueï Skripal dans le sud de l’Angleterre, pour lequel Moscou est pointée du doigt, provoque une riposte diplomatique sans précédent.

116 diplomates russes sont en passe d’être expulsés d’une vingtaine de pays afin de répondre à l'empoisonnement au gaz innervant d'un ex-agent russe et de sa fille en Grande-Bretagne. "C’est un avertissement pour la Russie qui ne peut continuer ainsi à bafouer le droit international", a réagi la première ministre britannique, Theresa May. Cette dernière s’est réjouie de "la grande solidarit" montrée par l’UE et l’OTAN.

"Les Etats-Unis sont prêts à coopérer pour bâtir une meilleure relation avec la Russie, mais cela ne peut se produire que si le gouvernement russe change d’attitude", a pour sa part commenté le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Raj Shah. Washington a annoncé l'expulsion de 60 diplomates russes.  "L’objectif de la Russie est d’affaiblir l’influence des Etats-Unis dans le monde, et de nous éloigner de nos alliés et partenaires", précise la Maison Blanche.

Quatorze pays de l'Union européenne (UE) ont également décidé d’apporter leur soutien à Londres, et de prendre des mesures contre Moscou. "Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, une arme chimique a été utilisée sur le sol européen, et cela ne peut rester sans conséquence", souligne-t-on à Paris. "Nous considérons cette attaque comme un défi sérieux pour notre sécurité et comme une atteinte à la souveraineté européenne", a estimé le président français, Emmanuel Macron.

"C’est une décision difficile, parce que nous sommes engagés dans un dialogue avec la Russie pour résoudre des crises graves mais nous en assumons les conséquences", explique le Quai d’Orsay. Il est en effet probable que le Kremlin prenne lui aussi de mesures diplomatiques en représailles de ces expulsion, Moscou niant toujours son implication dans cette affaire. Pour le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, il s’agit d’une "poursuite d’une ligne de confrontation visant à aggraver la situation".

Dernier pays en date, l'Australie a annoncé mardi l'expulsion de deux diplomates russes, accusés d’être "des agents de renseignement non déclarés" par le gouvernement de Camberra. "Cette décision reflète la nature choquante de l'attaque, la première utilisation offensive d'armes chimiques en Europe depuis la deuxième Guerre mondiale, avec une substance mortelle dans une zone habitée, mettant en danger un nombre inconnu de personnes" D’après le Premier ministre australien Malcolm Turnbull.

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