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Au moins 58 Palestiniens ont été tués dans des protestations contre le transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem

Une cinquantaine de Palestiniens, protestant contre l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, ont été tués lundi dans la bande de Gaza par les tirs de l'armée israélienne. Plus de 2.000 autres ont été blessés.

C’est la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014. 55 palestiniens ont été tués à Gaza lors d'affrontements avec l'armée israélienne, tandis que plus de 2 400 autres ont été blessés, selon un dernier bilan des autorités palestiniennes, qui crient au "massacre". Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a défendu l'usage de la force par le droit de son pays à protéger ses frontières.

La communauté internationale a largement réagi et condamné les violences. L'ONU a rapidement dénoncé "l'usage disproportionné de la force" par l'État hébreu, l'exhortant "s'abstenir de tout acte qui pourrait faire de nouvelles victimes et à garantir que les blessés palestiniens aient un accès rapide et sans entrave aux soins médicaux". "L'organisation terroriste du Hamas proclame son intention de détruire Israël, et envoie à cette fin des milliers de personnes pour forcer la frontière", a expliqué le cher d’état.

La Turquie et l’Afrique du Sud ont décidé de rappeler leur ambassadeur en Israël, Ankara dénonçant "un terrorisme d’Etat" et "un génocide". L’Iran a dénoncé un "jour de grande honte", évoquant un "massacre de sang-froid". La France a pour sa part appelé "l'ensemble des acteurs" à faire preuve de "responsabilit" afin de "prévenir un nouvel embrasement" - une position sur quelle s’est rapidement alignée Londres.

La colère des palestiniens était due à l'inauguration de de la nouvelle ambassade américaine en Israël, transférée de Tel Aviv à Jérusalem cinq mois après l'annonce de Donald Trump. Cette décision est un symbole de la reconnaissance de la ville sainte comme capitale de l'État hébreu pour le pays qui jouait un rôle de médiateur dans ce conflit. Elle prend à contre-pied les dispositions de la communauté internationale et les positions des alliés de Washington.

Lors de la cérémonie d'inauguration de cette annexe du consulat général américain située dans un quartier sud de Jérusalem, le président américain a expliqué dans un message vidéo que les Etats-Unis restaient "pleinement" engagés dans la recherche d'un accord durable entre palestiniens et israéliens. "Notre plus grand espoir est celui de la paix" a-t-il poursuivi. Ivanka Trump et Jared Kushner, la fille et le gendre mais aussi conseillers du président américain, s’étaient rendus sur place.

Dans le même temps, une manifestation, organisée par des groupes de gauche variés, a dénoncé la décision américaine et a appelé à "stopper l’escalade des tensions, la propagation des haines et les provocations qui sapent l’opportunité chance de la paix". "A tous ceux qui aiment vraiment Jérusalem, qui luttent pour son éducation et son infrastructure, ne transférez pas l’ambassade américaine ici, cela ne mènera qu’à la violence", a expliqué dans un communiqué l’un des organisateurs du mouvement de protestation, Sof Pitishi.

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