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21-JUILLET EN BELGIQUE

Albert II cède son trône à Philippe, septième roi des Belges

Pendant moins d'une heure, les Belges n'ont pas eu de roi. Une heure, ce 21 juillet, entre le moment où le roi Albert II de Belgique, âgé de 79 ans, a abdiqué, après 20 ans de règne, et la prestation de serment de son fils le prince Philippe. Avec sa femme Mathilde, le prince héritier souvent critiqué pour sa timidité et ses maladresses s’était dit « prêt à prendre la succession de son père avec enthousiasme ». Les Belges sont descendus en masse dans les rues de Bruxelles pour apercevoir leurs souverains.

Photo: capture d'écran / RTBF.be

"J’estime que le temps est venu de passer la main. […] Mon âge et ma santé ne me permettent plus d’exercer mes fonctions comme je le voudrais", avait déclaré le roi Albert II début juillet. Comme prévu, la passation de relais a eu lieu ce 21 juillet, fête nationale en Belgique - en souvenir de la prestation de serment du premier roi des Belges, Léopold en 1831.

"La vie peut-être plus belle à 50 ans qu’à 20 ans"

Il y a deux mois, avant de quitter San Francisco où il présidait une mission économique, le Prince Philippe de Belgique s’est rendu à l’Université Stanford, trente ans après y avoir étudié.

"J’ai adoré cette époque, ce pays où il y a tellement d’enthousiasme. Je suis bien entendu un peu nostalgique, ce qui est normal car j’ai aujourd’hui 53 ans alors qu’à l’époque, je n’en avais que 23. Mais il ne faut pas éprouver cette nostalgie car la vie peut être plus belle à 50 ans qu’à 20, si elle est vécue intensément", a déclaré le duc de Brabant et futur roi des Belges. 

Préparait-il déjà son arrivée sur le trône ? Répondant aux questions des journalistes sur la possible abdication de son père, le roi Albert II, Philippe ne s'était risqué à aucun commentaire à ce sujet.

"Une équipe pour représenter la Belgique"

Malgré ses efforts, le prince héritier est pourtant régulièrement critiqué pour sa timidité et sa maladresse. Et à l’heure où le trône l’appelle, certains observateurs doutent de sa capacité à régner. Il avait cependant joué un rôle central pendant la crise politique de 2010-2011, alors que le pays avait vécu 541 jours sans gouvernement.

Celui qui dit former avec sa femme Mathilde "une équipe pour représenter la Belgique" s'y prépare en effet depuis vingt ans : après des études à l’École royale militaire de Bruxelles, le jeune Prince s’envole pour Oxford puis la Californie où il achève ses études en sciences politiques. En 1993, après la mort de son oncle – le roi Baudouin –, le prince sait qu’il prendra un jour la succession du trône de Belgique. Mais c’est d’abord à son père, le roi Albert, que revient la couronne.

Six ans plus tard, le prince héritier âgé de 39 ans épouse Mathilde d’Udekem d’Acoz, devenue duchesse de Brabant et avec qui il élève quatre enfants. 

Atout charme

Stéphane Bern, spécialiste du gotha, déclarait en 2010 que l’atout principal de Philippe, c’est… Mathilde. "Elle est charmante, délicieuse. Elle a un excellent contact avec les gens. Elle s’intéresse à mille choses. Elle pousse le prince à s’ouvrir"

Proche des enfants, ancienne logopède, la princesse de Belgique s’est fait connaître dans le domaine social, multipliant les missions humanitaires – au Niger, au Mali, en Tanzanie et au Sénégal –, créant le Fonds-Princesse Mathilde pour aider les personnes vulnérables, et accordant son haut patronage à plusieurs associations belges pour les personnes handicapées et pour les enfants.

La duchesse est désormais la nouvelle reine des Belges, succédant ainsi à la reine Paola.

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