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Marc Reeves

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Qui est derrière l’occupation d’Alep ?

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Le rôle de l’Iran


Alep est actuellement occupée par le Corps des Pasdaran du régime iranien ainsi que ses mercenaires. Leur nombre s’élève à 25 000 hommes selon des sources de l’OMPI (Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran). Les effectifs de l’armée syrienne sont très limités et répondent aux ordres du Corps des Pasdaran. Les atrocités commises dans la ville assiégée, à l’instar des récentes entraves à l’évacuation des habitants, de l’attaque du convoi des bus et des exécutions de masse, sont commanditées par les forces liées au régime des mollahs. Le QG principal du Corps des Gardiens de la révolution à Alep se situe à 30 kilomètres de la ville. La garnison dans lequel il est basé sert également à la fabrication de missiles par les Pasdaran. 

En effet, Khamenei et ses acolytes soutiennent Bachar Assad dans l’espoir que leur régime survive, et peu importe le prix. Le chef du bureau de Khamenei, le mollah Mahammadi Golpayegani, a d’ailleurs déclaré que le sort de la guerre en Syrie était lié à leur destin. Il a également exprimé sa déception concernant les "survivants de Daech", soit les habitants d’Alep sauvés.  Par ailleurs, le représentant de Khamenei qualifie les atrocités commises à Alep de "victoire source de fiert". Hassan Rohani a quant à lui félicité Bachar Assad par téléphone, et affirmé que le régime de Téhéran continuera à soutenir Damas. Il a également appelé à poursuivre le massacre des habitants d’Alep et reproché à certains gouvernements musulmans de s’inquiéter pour le peuple et l’armée de Syrie. 

En outre, la Résistance iranienne a identifié le général de brigade des Pasdaran Javad Ghafari comme le principal commandant du régime iranien à Alep. Ce que la plupart des gens ignorent, c’est que les forces sous le commandement de la Force Qods ont subi de lourdes pertes. Toutefois, les forces des Pasdaran sont dans l’interdiction de dévoiler les décès.

La réaction de la communauté internationale

Les images du conflit d’Alep sont diffusées quotidiennement dans les médias du monde entier et suscitent l’effroi et l’horreur. De nos jours, grâce au réseaux sociaux, il est impossible de nier ce qui se passe en Syrie. Et pourtant, la communauté internationale reste passive, malgré les centaines d’images d’enfants, de femmes et d’hommes en détresse au milieu des bombardements. 


Giulio Maria Terzi, ancien ministre italien des Affaires étrangères et membre de la commission consultative du groupe "United Against Nuclear Iran", affirme que le monde occidental est honteusement responsable de la situation actuelle en Syrie. Il ajoute qu’une intervention directe n’aurait sans doute pas été nécessaire si des mesures pour empêcher l’implication de l’Iran avaient été prises à temps. En outre, il explique que c’est l’Iran qui a convaincu la Russie de rejoindre le conflit, et que la visite de Suleimani à Moscou a été ignorée. En ignorant la participation de l’Iran dans le conflit, la communauté internationale soutient de façon tacite les violations des droits de l’homme commises par la République islamiste. Une grave erreur déjà commise en 1988 lors du massacre de 30 000 prisonniers politiques en Iran, et qui se reproduit aujourd’hui avec la situation de la Syrie. 

De son côté, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne Maryam Radjavi considère que "les commentaires de Rohani, prétendu président modéré du régime clérical, appellent sans vergogne à l'assassinat en masse de personnes d'Alep. "Les Gardiens de la révolution iraniens et les leurs milices mercenaires sont en train de mener en Syrie, les crimes de guerre les plus atroces et les crimes contre l'humanité sans précédent au 21ème siècle", a-t-elle ajouté. 

Ces réactions constituent une preuve indéniable de la responsabilité totale de Khamenei et des autres dirigeants du régime. Ils doivent répondre de ces crimes devant la justice.

Cependant, le régime des mollahs est certain qu’il ne sera pas inquiété par la communauté internationale. Par conséquent, la seule solution pour mettre fin à cette situation insoutenable et éradiquer des entités terroristes comme Daech est de chasser le régime iranien ainsi que ses pasdarans et mercenaires de toute la région, en commençant par la Syrie.

La couverture médiatique de l’occupation d’Alep offre une opportunité aux organisations civiles, dignitaires et ONG de stopper Téhéran et Moscou en exhortant la Cour pénale internationale et le tribunal des crimes de guerres à prendre des mesures. 

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