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Brexit : les premières déconvenues britanniques viennent de l’Espagne

Madrid une condition dans les négociations de sortie de l’UE du Royaume-Uni : l’Espagne devra donner son feu vert pour qu’un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE s’applique à Gibraltar.

Premier os pour Theresa May. Après le Brexit, "aucun accord entre l’UE et le Royaume-Uni ne pourra s’appliquer au territoire de Gibraltar sans un accord entre le Royaume d’Espagne et le Royaume-Uni", prévoit le texte présenté par le président du Conseil européen Donald Tusk. Ainsi, Madrid pourrait refuser que Gibraltar bénéficie de tout accord commercial conclu entre les négociateurs britanniques et européens. Si le contentieux de souveraineté été prévisible, il a été passé sous silence lors des débats du référendum.

La Première ministre a réagi ce dimanche en martelant que Londres "ne céderait jamais" la souveraineté sur "le Rocher" sans "l’accord de la population de ce territoire" situé au sud de l’Espagne. Londres craint en effet que Madrid utilise cette clause pour réclamer la souveraineté sur ce territoire cédé en 1713. Le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon, a assuré dimanche matin que le Royaume-Uni protégerait et défendrait Gibraltar "jusqu'au bout", faisant ensuite référence à la guerre des Malouines.

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