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BATAILLE PARLEMENTAIRE

Budget 2015: ce que les députés vont tenter d'amender

Même s'il ne prévoit pas de nouvelles hausses d'impôts, le projet de loi de finances (PLF) pour 2015 ne fait pas l'unanimité dans l'hémicycle. La droite critique l'absence de « vraies économies », tandis qu'une partie de la gauche dénonce un soutien jugé excessif aux entreprises.



Le projet de budget 2015 est discuté depuis le 14 octobre (Photo: Shutterstock.com)

Le marathon parlementaire sur le budget 2015 a débuté mardi 14 octobre à l'Assemblée nationale. Au menu : des économies, un geste d'apaisement fiscal et un déficit public plus élevé que prévu, à 4,3% du PIB – bien loin des engagements pris par le gouvernement devant Bruxelles.

D'un côté, l'exécutif veut réduire les dépenses publiques de 21 milliards d'euros. D'un autre côté, il entend faire des cadeaux aux ménages et aux entreprises : 3,2 milliards d'euros de baisses d'impôts (avec notamment la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu), et une diminution de certaines taxes pesant sur les sociétés (la C3S par exemple).

Critiques

Mais la hausse de deux centimes par litre de la taxe sur le diesel et l'augmentation de la redevance audiovisuelle brouillent la promesse de François Hollande de ne plus augmenter les impôts.

A droite comme à gauche, le projet de loi de finances (PLF) pour 2015 est critiqué, mais pour des raisons différentes. A l'UMP, on dénonce un budget qui tourne le dos à tous les engagements pris en matière de réduction des déficits. En outre, on craint que la suppression de la première tranche d'impôt ne se répercute sur les classes moyennes et les collectivités territoriales.

Frondeurs

A la gauche de la gauche – au Front de gauche, mais aussi chez les "frondeurs" du Parti socialiste –, on dénonce un soutien jugé excessif aux entreprises aux dépens des ménages. Le Front de gauche parle même d'"austérit", un terme récusé par le gouvernement.

L'écologiste Cécile Duflot, les socialistes Aurélie Filippetti, Benoît Hamon et Jean-Marc Germain ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne voteraient pas le projet de loi de finances en l'état. 

Le texte devrait malgré tout être voté, mais pourrait être modifié, indique Le Figaro. En commission des Finances, trois amendements ont ainsi été adoptés pour compenser la baisse de 3,7 milliards d'euros des dotations de l'Etat aux collectivités locales.

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