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Coup d’Etat au Zimbabwé : Robert Mugabe destitué

L’armée zimbabwéenne s'est déployée à Harare, la capitale, avant de placer le président Robert Mugabe en résidence surveillée. Ce « coup » suit des manœuvres de l’épouse du « tyran » Mugabe, Grace, dans la lutte pour la succession de son mari, aujourd’hui âgé de 93 ans.

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L’armée a pris le contrôle de la capitale du Zimbabwe dans la nuit du 14 au 15 novembre, plaçant le dirigeant du pays en arrêt. La fin d’un rêve pour Robert Mugabe, qui avait promis un jour de fêter ses 100 ans au pouvoir. Le plus vieux dirigeant du monde – 93 ans – comptabilise pas moins de 40 an au pouvoir, dont 30 ans de présidence. Ce héros de la lutte anticoloniale était devenu despote sans complexe à l'orée des années 2000. Son bilan économique n’est pas bien meilleur : 90% de la population au chômage, hyperinflation, la pénurie alimentaire la plus grave de l'histoire du pays…

Ces derniers jours, Mugabe avait limogé son vice-président, Emmerson Mnangagwa, pour préparer la voie pour la prise de succession de sa femme, Grace "Gucci" Mugabe. Celle-là même qui était connue pour un goût démesuré pour le faste, et qui avait détourné des fortunes en diamants selon Wikileaks. La manouvre de trop, il faut croire. L’armée n’a pas accepté la consolidation de la "lignée". Les lieux stratégiques de la capitale sont sous contrôle de l’armée, et Robert et Grace Mugabe sont en résidence surveillée. En outre, nombre de leurs proches ont été arrêtés.

Les militaires assurent cependant qu’il ne s’agit pas d’un coup d’Etat. Ils emploient plutôt la formule un rien fantasque de "transition assistée par l’armée". Aussi, aujourd’hui, personne n’a été officiellement démis de ses fonctions – pas même le président. Pour le général Sibusio Moyo, l’objectif officiel est d’"arrêter les criminels qui l’entourent". Ce dernier a assuré vouloir faire en sorte que la justice puisse s'exercer de manière indépendante sans obstruction. Difficile de dire s’il est sincère ou veut donner le change à la communauté internationale.

Le pays est donc dans un climat surréaliste de normalité factice. La vie semblait suivre son cours ce mercredi soir à Harare : la circulation était fluide et la population paraissait vaquer à ses occupations habituelles, les bars et les restaurants étaient ouverts. Pas de couvre-feu ni de barrage. A peine quelques soldats étaient placés à certains croisements. "Mugabe a compris qu’il jouit d’un pouvoir, celui de tuer la légitimité de tout ce système. Il va en jouer, c’est certain", analyse Stephanie Wolters, du think-tank sud-africain l’Institut d’études stratégiques (ISS) de Pretoria. Faut-il donc compter sur un second acte ?

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