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Dette grecque : le FMI réitère ses demandes d’allègement

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a demandé mercredi 22 février une restructuration de la dette grecque. Selon l’institution, en l’état, elle est impossible à assumer pour l’économie exsangue du pays. Pour le Fonds, une réduction du montant de cette dette n'est cependant pas nécessaire.

La dette grecque "devra être restructurée de manière appropriée" et l'ampleur de cette opération "va clairement dépendre" des réformes mises en œuvre par Athènes pour réduire son déficit public, a déclaré à Berlin Mme Lagarde à la chaîne de télévision allemande ARD. Elle a salué notamment "les progrès" réalisés par le gouvernement d’Alexis Tsipras : "Nous sommes bien plus confiants à la suite des progrès réalisés par les autorités grecques pour aller en direction des institutions afin de satisfaire les exigences que nous avons pour participer à un programme".

Il convient désormais pour la troïka (Commission, Banque Centrale Européenne et FMI) de discuter du détail du plan d’aide visant à la sortie de la Grèce de cette crise qui dure depuis 7 ans. "A l'évidence, la deuxième étape concernera le niveau d'endettement que le pays peut supporter et cette dette devra être restructurée de manière appropriée et l'ampleur de la restructuration dépendra clairement des réformes, des progrès, de la solidité de l'économie grecque à l'issue du programme (d'aide" a détaillé Mm Lagarde.

Ces annonces sont encourageantes dans la perspective du déblocage de nouveaux prêts en faveur de la Grèce, de la part de la zone euro et du FMI. La Grèce est en effet engagée dans un troisième programme d'aide international qui a démarré à l'été 2015 et doit courir jusqu'au 20 août 2018. L’heure des négociations autour de la nouvelle tranche de prêts approche à grand pas. Jusqu’alors, le FMI menaçant de ne plus prêter d'argent – il estimait la position de Bruxelles trop ferme et plaidait pour plus de flexibilité à l’égard d’Athènes.

Le FMI préconise finalement "un allongement important des maturités, un plafonnement important des taux d'intérêt et cela devra faire l'objet de discussions plus détaillées". La question de la réduction, principale pomme de discorde entre le Fonds et les créanciers européens de la Grèce, est ainsi mise de côté. Les pays créanciers refusaient de céder sur ce point. Leur réaction à cette annonce n’a pas encore eu lieu. Cependant, le troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros parait être aujourd’hui dans le domaine de l’envisageable, alors qu’il semblait impossible à la lumière de blocage des dernières semaines.

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