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Donald Trump se retire de l’accord sur le nucléaire iranien

Donald Trump a annoncé le désengagement américain de l’accord nucléaire avec l’Iran de 2015 et annoncé le rétablissement de sanctions visant le pays.

L’accord signé entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), plus l’Allemagne, n’aura finalement pas tenu quatre ans. Après 21 mois d'âpres négociations le président américain Donald Trump a annoncé que Washington "se retire de l'accord nucléaire iranien". Il a immédiatement annoncé le rétablissement "des sanctions nucléaires américaines contre" Téhéran, rappelant qu'il était déterminé à "empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire".

Donald Trump, qui n'a eu de cesse de dénoncer "le pire" accord conclu par les Etats-Unis, aura finalement tenu parole.  Ce faisant, il ouvre une période de grande incertitude géopolitique – malgré les mises en garde d'Emmanuel Macron, d'Angela Merkel et de Boris Johnson. "Le fait est que c'est un accord horrible et partial qui n'aurait jamais dû être conclu, a martelé le président américain. Il n'a pas apporté le calme. Il n'a pas apporté la paix. Et il ne le fera jamais"

L’Iran a pour sa pour son part annoncé vouloir rester dans l’accord et continuer à respecter. "Si nous atteignons les objectifs de l'accord en coopération avec les autres parties prenantes de cet accord, il restera en vigueur" a déclaré le président iranien Hassan Rohani. "J'ai donné pour consigne au ministère des Affaires étrangères de négocier avec les pays européens, la Chine et la Russie dans les semaines à venir. Si, au bout de cette courte période, nous concluons que nous pouvons pleinement bénéficier de l'accord avec la coopération de tous les pays, l'accord restera en vigueur"

"En sortant de l'accord, l'Amérique a officiellement sabordé son engagement concernant un traité international", a condamné le dirigeant. "Et si l’accord n’est finalement qu’une feuille de papier, alors notre prochain mouvement sera clair", a-t-il dit.Sa colère vient du faut que le pays respectait ses obligations, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Avec ou sans les États-Unis, Paris, Berlin et l'Union Européenne ont toutefois fait savoir qu’ils comptent maintenir le cadre existant. Le secrétaire général de l'ONU appelle d'ailleurs les signataires de l'accord – hors États-Unis – ‘à respecter pleinement leurs engagements".

L’Iran risque gros si l’accord est totalement abandonné par les autres parties. Il avait permis au pays de doubler ses ventes de pétrole (à 2 millions de barils par jour), lui permettant d'engranger 56 milliards de dollars pour l'exercice 2016-2017.

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