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Dopage : le tribunal arbitral du sport invalide la suspension des athlètes russes dopés

Le TAS a annulé la suspension à vie de 28 sportifs russes sanctionnés pour avoir profité du système de dopage d'État lors des JO de Sotchi-2014, estimant que les preuves réunies par le CIO étaient insuffisantes pour établir le délit de violation des règles antidopage.

8 jours avant le lancement des eux de PyeongChang 2018, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a lancé un pavé dans la mare. Il a en effet a annulé la décision du Comité international olympique (CIO), autorisant de 28 des 43 sportifs russes suspendus pour avoir profité du système de dopage "institutionnalis" lors des JO de Sotchi 2014 à participer aux épreuves en Corée du Sud. Pour les 11 autres, l’exclusion ne sera appliquée qu’aux seuls Jeux de Pyeongchang. Par ailleurs, les résultats individuels des Jeux olympiques de Sotchi des 28 athlètes repêchés lors ont été restaurés.

Le CIO avait basé cette vague de suspensions sur un rapport de l'Agence mondiale antidopage (AMA) mettant en évidence l’existence d’un dopage organisé dans le sport russe. L'institution indépendante basée en Suisse contredit ainsi directement le CIO, qui demandait une sanction exemplaire. Elle a estimé que de "sérieux doutes" perduraient, mais "les preuves de dopage sont insuffisantes" pour ne sanction de cette sévérité. Ce faisant, elle affirme haut et clair son indépendance à l’égard de l’institution olympique.

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a qualifié cette décision "d’extrêmement décevante et surprenante". Elle prouve, selon lui que "le TAS doit réformer sa structure pour parvenir à plus de qualité et de continuité dans les jugements". Ce dernier déplore une décision qui "pourrait avoir une influence sérieuse sur l’avenir de la lutte antidopage". Le CIO n’a pas digéré la nouvelle, et a annoncé envisager "notamment un appel auprès du Tribunal fédéral suisse".

L’Agence mondiale antidopage, de son côté, a déclaré "accueillir avec grande préoccupation les récentes décisions du Tribunal arbitral du sport". Elle estime que cette décision est de nature à causer de l’incompréhension et de la frustration chez les sportifs" De son côté, Mascou a estimé que les accusations de dopage institutionnalisé du rapport McLaren étaient "démenties" par la décision du TAS.

Le blanchiment de 28 athlètes russes ne signifie toutefois pas de facto leur participation aux JO. Ils doivent toujours recevoir une invitation officielle du CIO.

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