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Etats-Unis : nomination d’un procureur spécial pour enquêter sur Donald Trump

Face aux polémiques relatives aux connexions russes de Donald Trump et le limogeage du patron du FBI, James Comey, le ministère de la Justice américain a nommé un procureur spécial pour reprendre l’enquête orpheline. Il s’agit de l'ancien patron du FBI Robert Mueller.

Donald Trump passe une semaine difficile. Lundi 15 mai, le Washington Post révélait que le président avait divulgué des informations hautement classifiées à la Russie. Le lendemain, le New York Times écrivait que Donald Trump aurait demandé au FBI de classer une investigation visant son ancien conseiller Michael Flynn - une information qui, si elle est confirmée, pourrait constituer une tentative d'entrave à la justice. 

En réaction au limogeage de celui-ci – une décision que le président a avouée être liée à l’enquête dans un entretien sur Fox News – et pour garantir l'indépendance de l'enquête sur une éventuelle collusion entre des proches de Donald Trump et la Russie, le département de justice américain a nommé un nouvel homme pour reprendre la procédure : l’ancien directeur du FBI Robert Mueller. Ce dernier est réputé pour son indépendance et sa ténacité.

Cette décision a été applaudie par les démocrates, qui demandaient la nomination d’un procureur spécial depuis des mois. "L’ancien directeur Mueller est exactement l’homme de la situation. J’ai fait désormais bien plus confiance dans l’enquête pour qu’elle aille là où les preuves la conduiront", a déclaré le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. Des républicins, à l’imge de Marco Rubio, ont aussi salué un homme à l’ "intégrité extraordinaire".

Donald Trump est en effet de plus en plus isolé au sein de son parti. Le ténor – et ancien candidat malheureux à la présidence en 2008 - John McCain a par exemple estimé que cette série de scandales atteignent les niveaux de Watergate. Selon des notes internes de James Comey, le président lui aurait directement demandé de laisser tomber son enquête, avant de le limoger peu après son refus. Il les avait partagés avec ses collègues du FBI, pensant qu'elles pourraient être utiles en cas de litige.

"C'est la plus grande chasse aux sorcières visant un politicien de l'histoire américaine", a pour sa part tweeté Donald Trump, jeudi matin. Habitué à lancer de nouvelles polémiques pour noyer les accusations dont il fait l’objet, le président américain a dénoncé des "actes illégaux" commis par l’équipe de campagne d'Hillary Clinton et sous la présidence de Barack Obama pour lesquels "un procureur spécial n'a jamais été nomm". Il n’a cependant pas précisé son propos.

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