Connexion

AVEC GABY LF

Porte-bonheur: la légende du fer à cheval

Peut-être vous est-il déjà arrivé de tomber, au détour d’une balade dans les bois, sur un vieux fer à cheval enfoui dans la terre. Moins repoussant qu’une patte de lapin, mais plus lourd qu’un trèfle à quatre feuilles, le fer à cheval n’en reste pas moins l’un des grigris préférés des collectionneurs de porte-bonheur.

Photo: Taber Andrew Bain / flickr-cc

Avec Gaby LF, bijoux et accessoires en ligne

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme le trèfle à quatre feuilles, le fer à cheval est considéré comme un objet ayant des vertus porte-bonheur.

Source de richesse

Généralement, on lui attribue cette vertu en rappelant que lorsque quelqu’un tombait sur un fer à cheval, il pouvait le revendre au forgeron du village et récolter un petit pactole en échange. Fabriqués pour protéger les sabots des chevaux, il n’était en effet pas rare que ceux-ci, usés, finissent par se décrocher et s’égarer dans la nature.

Une des origines de la légende du fer porte-bonheur nous vient d’un vieux mythe romain. Pour montrer l’étendue de son immense richesse, l’empereur Néron ordonnait à ses forgerons de poser sur les pieds de ses chevaux des fers en or. Mais les techniques de pose n’étant pas tout à fait au point, il arrivait que l’un de ses chevaux se déferre.

On raconte alors qu’il arrivait que de pauvres paysans qui par chance passaient par là, trouvent le fer et fassent fortune.

Contre les mauvais esprits...

Selon une autre histoire qui nous vient du Xème siècle, la légende du fer à cheval trouverait ses racines dans la vie de Saint Dunstan, un forgeron devenu archevêque de Canterbury en 959.

Un jour, l’évêque reçut la visite d’un homme qui voulait se faire fixer des fers à cheval sous les pieds. Lorsque l’homme souleva le bas de sa robe pour dévoiler ses pieds, Dunstan découvrit non des pieds humains mais ceux fourchus d’un bouc, reconnaissant là les pieds caractéristiques de Satan.

Malin, l’évêque expliqua alors au diable que, pour le ferrer, il devait l’attacher au mur, comme il est de coutume pour les chevaux. Le diable ne se méfia pas, mais la pose des fers fut si douloureuse qu’il pria l’évêque de le libérer. Dunstan lui fit alors promettre de ne jamais entrer dans une maison protégée par un fer à cheval.

Selon la tradition, le fer à cheval peut ainsi éloigner les mauvais esprits et protéger la maisonnée du malheur lorsque celui-ci est accroché sur la porte de la maison, généralement les deux branches vers le haut.

Force et protection

Certains voient aussi dans la forme même du fer à cheval l’initiale du Christ ou un croissant de lune, symbole de chance et de fertilité. Le fer, réputé pour sa solidité, est enfin symbole de force et de protection.

Selon la tradition, pour qu’un fer à cheval porte bonheur, il faut qu’il soit trouvé par hasard sur la route, de préférence l’ergot tourné vers le sol et encore muni de ses clous.

Noter
0