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MEDIAS

Israël/Gaza: 15 secondes pour survivre, et réfléchir

Avec l’intensification du conflit qui dure depuis bientôt trois semaines, les Israéliens ont vu les tirs incessants de roquettes et de missiles perturber leurs quotidiens. Et si le territoire est pourvu de nombreux abris anti-bombes, il est souvent difficile pour les civils de se protéger dans le temps imparti avant impact. Pour preuve, les Forces de Défense Israéliennes (IDF) - autrement dit Tsahal - ont publié une vidéo qui illustre l'effet de panique provoqué par le retentissement de la sirène d’alarme.

(Crédit: shutterstock.com)

Prenez 40 secondes et voyez ce qu’il se passe lorsque vous devez vous protéger des roquettes qui menacent votre environnement : c’est avec ces mots que l’IDF présente sa vidéo, qui se veut poignante et révélatrice. On y voit l’athlète jamaïcain Usain Bolt, l’homme le plus rapide de l’histoire qui détient notamment le record du monde sur 200 m - qu’il parcourt en un peu moins de 20 secondes. L’occasion pour l'armée israélienne de rappeler que les habitants qui vivent à proximité de la Bande de Gaza ne disposent que de 15 secondes pour trouver un abri. "Même l’homme le plus rapide du monde n’y arriverait pas à temps".

Une façon pour les militaires de rappeler à la population, et surtout au reste du monde, que le quotidien des Israéliens est profondément handicapé par la peur et l’appréhension. Sur son site internet, l’IDF partage une cartographie de l’Etat israélien, représentant le compte à rebours de protection à travers le pays. Pour certaines régions, ce compte à rebours équivaut à … zéro seconde.

(Crédit: idfblog.com)

Dans un souci de crédibilité, le site de l’IDF publie des vidéos où la panique des bombardements s’exprime pleinement. On y voit des moments de joie et de détente (mariage, vacances…) tourner subitement au cauchemar lorsque l’alerte aux projectiles se fait entendre. La liesse laisse ainsi place à la terreur, et les protagonistes se livrent à une course contre la montre pour pouvoir s’abriter. Au-delà d’un but simplement informatif, on remarque dans cette opération gouvernementale une quête d’empathie évidente, dans un conflit où l’Etat israélien peine à fédérer et à justifier ses actes, du moins aux yeux du monde. Pour rappel, depuis la reprise du conflit, on compte près de 40 morts du côté d’Israël, et plus de 1000 du côté palestinien. 

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