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La Serbie continue avec Aleksandar Vucic

L’élection du Premier ministre sortant, Aleksandar Vucic, à la présidence de la république en Serbie, confirme sa lancée réformiste et pro-européenne. Dimanche, l'homme fort de Serbie, président du Parti progressiste serbe (SNS) s’est imposé au premier tour du scrutin avec 55% des voix.

Le Premier ministre serbe Aleksandar était donné largement vainqueur de la présidentielle serbe par les sondages – qui pour une fois ont vu juste : le Premier minstre sortant – à la tête d'un gouvernement conservateur depuis 2014 – s’est imposé sans difficultés dès le premier tour, avec environs 55% des voix. L’ancien ultranationaliste converti au centre droit et au rapprochement avec l’Union européenne l’a donc emporté, malgré les accusations de de dérive autoritaire d’une opposition désunie.

Il arrive en effet loin devant son dauphin de centre gauche, Sasa Jankovic, crédité de 16% de suffrages. Avec une participation de 55%, cette élection, dont l’enjeu principal était devenu référendum pour ou contre Aleksandar Vucic, consacre donc "l'homme de la stabilité dans la région" et le garant de l'avenir européen de la Serbie.  Le patron du parti progressiste s’est félicité de "l’immense confiance" témoignée par les électeurs qui ont "montré dans quelle direction veut aller la Serbie".

Une direction claire : le pays va continuer son cheminement vers l’Europe. Aleksandar Vucic négocie en effet l’adhésion de son pays à l’Union européenne tout en s’employant à ménager Moscou. Le dialogue entamé avec le Kosovo (dont la Serbie ne reconnaît pas l'indépendance), sa rhétorique favorable à une réconciliation avec les pays voisins est en tout cas bien vue à Bruxelles – d’autant que Vucic était l’ex-ministre de l'Information de Slobodan Milosevic.

Surprise de ce scrutin, l’amuseur public Luka Maksimovic, alias "Beli", le patron du "Mouvement de ceux qui n’ont pas goûté au chou farci", est arrivé en troisième position avec 9,3% des votes – devant l’ultranationaliste Vojislav Seselj n’atteint pas les 5%, qui n’a pas pris le virage libéral de Vucic et s’oppose toujours à l’adhésion de la Serbie à l’UE. Le succès de Beli est aux yeux de nombreux observateurs le signe d’un désenchantement de nombreux électeurs.

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