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Législatives : majorité absolue confirmée pour Macron

Large victoire de la République En Marche lors du second tour des législatives – bien qu’un un peu moins écrasante que prévu initialement.

Sans surprise, le parti d’Emmanuel Macron a remporté dimanche 18 juin une nette majorité de députés à l’Assemblée nationale, sur fond d’abstention historique (57,36%). Avec entre 355 à 360 sièges, la majorité présidentielle, la République En Marche atteint sans difficultés la majorité absolue tout en effectuant une contre-performance au regard de sondages du premier tour qui lui prédisaient jusqu’à plus de 400 députés.

Très largement au-dessus de la majorité absolue de 289 sièges (sur un total de 577 députés), le parti aura toutefois les mains libres pour gouverner le pays. Et si le MoDem a réalisé un score à la fois inédit et honorable –  avec 42 députés – qui lui permettra de former un groupe indépendant, le parti centriste ne pourra pas réellement peser sur la ligne que fixera le chef de l’Etat.

A droite Les Républicains et l’UDI, obtiendraient entre 128 et 130 sièges. Un échec moins amer que prévu, qu’on peut sans doute attribuer aux nombreux appels à la mobilisation. Le Parti socialiste s’en sort beaucoup moins bien, avec seulement 40 élus (44 en comptant le PRG et EELV) contre 280 lors de la précédente législature. Les anciens ministres Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri comptent parmi les victimes.

Plus à gauche, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, avec le Parti communiste, obtiendraient 27 de députés. La présidente du Front national, Marine Le Pen, est entrée au Parlement avec 7 autres élus – pas assez pour constituer un groupe parlementaire, et obtenir les financements qui y sont liés. Aussi, le parti d’extrême droite devra trouver un autre moyen de surmonter ses difficultés de trésorerie.

Ce scrutin consacre également la victoire des six ministres candidats – Christophe Castaner, Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Annick Girardin, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez – évite de modifier les grands équilibres du gouvernement. En outre, ce vote est un double record, avec 75 % des sièges renouvelés par rapport à la période 2012-2017, et  223 femmes siégeront au Palais-Bourbon (contre 155 dans l’Assemblée sortante).

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