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Macron demande le « gel de la colonisation » de la Palestine

Emmanuel Macron recevait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un contexte tendu, près l’annonce de Washington de déplacer son ambassade à Jérusalem. Dans une conférence de presse commune, le Président français a invité son homologue à « des gestes courageux envers les Palestiniens » et à un « gel de la colonisation » israélienne en Palestine.

Emmanuel Macron recevait dimanche après-midi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour un "déjeuner de travail" fixé en novembre. SI l’objet principal de l rencontre devait être les troubles politiques que traverse le Liban, l’actualité brûlante aura certainement accaparé les deux dirigeants. Quatre jours après la décision unilatérale prise par le Président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, le contexte avait changé. Des violences ont depuis coûté la vie à 4 palestiniens.

Emmanuel Macron a ouvert en condamnant "toutes les formes d'attaques" contre Israël ces "derniers jours". "La France demeure convaincue que la seule solution, conformément au droit international et à nos engagements de long terme, est de permettre l'établissement de deux Etats vivant côte à côte en paix, et que cela peut émerger par la négociation. Nous soutiendrons en tous cas toute initiative qui serait prise en ces sens", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée.

"J'ai invité le Premier ministre à mener des gestes courageux envers les Palestiniens pour sortir de l'impasse actuelle" via notamment "le gel de la colonisation et des mesures de confiance à l'égard de l'autorité palestinienne", a ajouté Emmanuel Macron.  La France "souhaite la création de deux Etats en paix – Israël et la Palestine – avec des frontières établies" A propos de la décision très critiquée de Washington, M Macron a dit avoir "expliqué au Premier ministre Netanyahu [sa] désapprobation de la décision de Trump que nous considérons comme dangereuse pour la paix.

Avant de s'envoler pour Paris, Benjamin Netanyahu avait accusé l'Europe "d'hypocrisie" en ne dénonçant que la déclaration américaine mais pas "les tirs de roquettes sur Israël ou la terrible incitation contre le pays". Pour rappel, le gouvernement israélien a relancé en octobre des projets de construction de milliers de logements en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est pour ses colons. Environ 400 000 israéliens vivent ainsi en territoire Palestinien, en Cisjordanie.

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