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DIRECTION BRUXELLES

Moscovici, futur commissaire européen? L'Allemagne grimace

Selon une source élyséenne, l'ex-ministre de l'Economie devrait être désigné commissaire européen dans les deux prochaines semaines.


Pierre Moscovici a affirmé à plusieurs reprises qu'il se préparait à la fonction, en se prévalant de la confiance de François Hollande (Photo: Shutterstock.com)

Depuis qu'il a quitté Bercy, Pierre Moscovici n'a qu'une idée en tête : devenir commissaire européen, en charge des questions économiques. Et l'ancien ministre socialiste semble en route pour Bruxelles. Jeudi 17 juillet, une source proche de l'Elysée a indiqué à l'AFP qu'il devrait être proposé à ce poste d'ici la fin du mois. "Notre candidat, il est pré-désigné, vous le connaissez", a-t-on indiqué dans une allusion au député du Doubs.

Match

Toutefois, le choix final appartient à Jean-Claude Juncker (élu mardi 15 juillet président de la Commission européenne), sur proposition de François Hollande. Le président de la République a déjà indiqué que la France visait le poste de commissaire aux Affaires économiques et monétaires, actuellement occupé par l'ex-Premier ministre finlandais, Jyrki Katainen.

D'autres personnalités socialistes ont fait acte de candidature, notamment l'ancienne ministre Elisabeth Guigou et l'eurodéputée Pervenche Berès. Mais Pierre Moscovici en est convaincu, le match est plié en sa faveur. "Mon nom est dans la boucle, sans ambiguïté. Je suis en contact étroit avec le président de la République", a-t-il confié à ses amis, selon Le Point

Diable 

Outre-Rhin, l'hypothèse de sa nomination ne plaît pas à tout le monde. "Nommer commissaire européen aux Affaires économiques un ministre des Finances français qui n'a rien fait pour respecter le pacte de stabilité, c'est comme si on demandait au diable de chasser les démons", a déclaré Norbert Barthle, responsable CDU des questions budgétaires au Bundestag.

Sans critiquer la personne de Pierre Moscovici, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a émis des doutes sur la capacité de la France à gérer ce poste, au regard de son déficit excessif. A Bruxelles, il se murmure que la France pourrait se voir confier un portefeuille moins sensible, comme celui de l'environnement ou du numérique. 

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