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FRONT NATIONAL

Polémique autour de Steeve Briois, promu « élu local de l'année »

Le président de l'Assemblée nationale n'est pas allé à la remise des prix politiques par les journalistes parlementaires

Claude Bartolone boycotte la cérémonie du Trombinoscope (Crédit : Parti socialiste/Flickr CC)
Claude Bartolone boycotte la cérémonie du Trombinoscope (Crédit : Parti socialiste/Flickr CC)

"Personnalité politique de l'année", "ministre de l'année", "révélation politique de l'année", "élu local de l'année"... ces différents prix ont été remis mardi 27 janvier lors de la cérémonie du Trombinoscope de l'Hôtel de Lassay. Mais cette année, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a refusé d'y aller. Selon lui, l'attribution du prix de "de l'élu local de l'année" au frontiste Steeve Briois, élu dès le premier tour maire d'Hénin-Beaumont en mars dernier, n'a pas lieu d'être.

"Qu'on le veuille ou non", estime dans un communiqué le président de la chaîne Public Sénat, Gilles Leclerc, qui doit lui remettre la récompense contestée, "l'année politique 2014 en France aura été marquée par la propulsion visible du Front national". "On n’a pas de plaisir à décerner un prix au Front national. Simplement, le jury a estimé qu’il était impossible, en 2015, de ne pas décerner un prix à quelqu’un de ce parti", justifie encore Alberto Toscano, membre du jury, auprès de LCP.

Le Front national s'est en effet distingué en 2014 notamment par ses résultats aux municipales de mars, mais surtout aux européennes de mai lors desquelles il est arrivé en tête. 

Autres personnalités récompensées, le PS à la côte

Les autres prix seront quant à eux remis à Manuel Valls, en ce qui concerne celui de la "personnalité politique de l'année", Ségolène Royal pour celui de la "ministre de l'année" et Emmanuel Macron pour la "révélation politique de l'année".

Et ce n'est pas tout en ce qui concerne les prix décernés au Parti socialiste. Le député PS Laurent Baumel, mascotte de la fronde socialiste, a quant à lui été désigné "député de l'année". Après trois ans de présidence socialiste, Gérard Larcher a regagné le plateau du Sénat en septembre. Une victoire qui lui vaut le prix de "sénateur de l'année". Enfin, le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, remporte le prix de "l'Européen de l'année".

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