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Près d’un an après le referendum, les négociations sur le Brexit commencent officiellement

Le Royaume Uni entame les négociations dans un contexte difficile : la dirigeante conservatrice Theresay May est affaiblie par ses mauvais résultats lors des législatives et les vives critiques sur sa réaction après l’incendie de la Grenfell Tower.

Il y a un an, les citoyens britanniques choisissaient de quitter l’Union Européenne avec 52% des voix, lors d’un référendum ouvrant la voie à de longues négociations. C’est seulement un an plus tard – ce lundi – que le processus se met réellement en marche, avec la première rencontre de travail au Berlaymont, le siège de la Commission européenne, entre le négociateur en chef pour la Commission européenne Michel Barnier et du ministre britannique du Brexit David Davis.

Seulement, trois mois après le déclenchement de l’article 50 régissant le départ d’un Etat membre, Theresa May, ancienne ministre de l’Intérieur britannique se retrouvée aux commandes d’un pays profondément divisé. Et ce en partie à cause de ses manœuvres pour renforcer sa position dans les négociations. Le gouvernement conservateur a en effet perdu sa majorité absolue au Parlement lors des élections du 8 juin – un scrutin anticipé qui était censé renforcer sa mainmise sur le pays.

Au terme de ce vote, les Tories avaient accepté de renouveler provisoirement leur confiance à Theresa May, fragilisée par son erreur politique tant dans son pays que pour les négociations à venir, faute de meilleure solution. Mais ce statu quo est aujourd’hui remis en cause par l'incendie tragique de la tour HLM Grenfell à Londres, dans laquelle sa responsabilité a été mise en cause par des familles des victimes – et la Première ministre s’est rendu sur place sans rencontrer la population.

"Elle n'a pas de mandat au Royaume-Uni et elle n'a plus de crédibilité à l'étranger", a attaqué dimanche sur la BBC le député travailliste Keir Starmer. Une critique qui trouve ses échos dans toute l’opposition. Mais Thersa May est aussi violemment attaquée dans son propre camp. Dimanche, la presse britannique de droite faisait état de préparatifs en vue d'un putsch au sein du Parti conservateur. Il apparait en tout cas que les deux camps sur "soft" et du "hard Brexit" n’arrivent plus à s’entendre.

L’incendie de Kensington ne fait qu’affaiblir encore une première ministre à la veille des négociations avec les pays restés membres de l’UE. A ce jour, le Royaume-Uni demande une sortie du marché unique et de l'union douanière, la fin de la liberté de circulation des personnes et de l'autorité de la Cour de justice européenne. Pas sûr qu’il obtienne grand-chose en retour compte tenu du rapport de force actuel.

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