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Chef modéré de l'opposition syrienne, Moaz Al-Khatib démissionne

Alors que le chef de la coalition syrienne, Moaz al-Khatib, vient d’annoncer sa démission, reprochant au Qatar de vouloir prendre la main sur l’opposition, cette dernière sera l’invitée de la Ligue arabe, qui se réunit à partir de mardi 26 mars, afin d’y représenter la Syrie.

Photo : capture d'écran vidéo

La démission surprise de Moaz al-Khatib, président de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, plonge de nouveau l’opposition au président Bachar al-Assad dans la tourmente.

Moaz al-Khatib dénonce la mainmise du Qatar sur l’opposition syrienne ?

Annoncée dimanche 24 mars, la démission du chef de l’opposition n’a pas encore été complètement justifiée. Ce dernier a toutefois affirmé, sur sa page Facebook : "J’annonce ma démission […] afin de pouvoir travailler avec la liberté qui fait défaut au sein des institutions officielles."

Cette démission est la conséquence des nombreuses divisions qui ont émergées au sein de la coalition depuis sa création. Nommé en novembre dernier, Moaz al-Khatib avait, à plusieurs reprises proposé à la coalition de dialoguer avec le gouvernement de Bachar al-Assad. Un dialogue interdit selon le texte fondateur de la coalition.

Ancien imam de la mosquée des Omeyyades, à Damas, Moaz al-Khatib est considéré comme un modéré au sein de la coalition. Selon certaines sources, ce dernier reprocherait au Qatar de vouloir contrôler l’opposition syrienne et d’avoir imposé la nomination de son Premier ministre, soutenu par les Frères musulmans.

"Un grand pas pour la libération"

Cette décision intervient à quelques jours de la réunion de la Ligue arabe à laquelle l’opposition a été invitée afin de siéger à la place de la Syrie.

Le Premier ministre élu la semaine dernière, Ghassan Hitto, siègera à cette réunion sur invitation de la Ligue arabe.

Dans un communiqué, la Coalition syrienne a salué la décision des ministres arabes des Affaires étrangères. Cette invitation "représente un grand pas, pour la révolution syrienne, sur le chemin de la libération de la tyrannie et de l’oppression, et vers la construction d’une Syrie meilleure et nouvelle," a ainsi déclaré l’opposition dans son communiqué.

Néanmoins, les autorités irakiennes, algériennes et libanaises auraient émis des réserves quant à cette décision.

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