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Trump met fin au programme américain de soutien aux rebelles syriens

La Maison Blanche a annoncé la fin de son programme de soutien aux rebelles syriens qui combattent le président syrien Bachar al-Assad. Cette aide militaire, gérée par la CIA, avait été enclenchée sous la présidence de Barack Obama.

Le Washington Post révèle dans son édition du 19 juillet que le président américain Donald Trump a décidé de cesser de donner des armes aux rebelles syriens "modérés". Cette suspension, qui concerne essentiellement les groupes affiliés à l'Armée syrienne libre (ASL) dans le nord-ouest et le sud de la Syrie. Lancé il y a quatre ans, ce programme n’a eu qu’un impact limité, et ce notamment du fait de l’entrée dans le conflit des forces armées russes aux côtés de Bachar al-Assad en 2015.

Donald Trump aurait pris cette décision fin juin, après un entretien avec le patron de la CIA, Mike Pompeo et le conseiller à la Sécurité nationale, le général H.R. McMaster, d’après le Washington Post. Le quotidient américain estime y voir les efforts du président américain "pour trouver des moyens de travailler avec la Russie" ainsi qu’une "reconnaissance des limites de l’influence de Washington et de la volonté de chasser Assad du pouvoir".

Interrogée sur cette mesure révélée mercredi par le Washington Post, la porte-parole de la Maison blanche Sarah Sanders s'est refusée à tout commentaire lors d'une conférence de presse. Même son de cloche pour la CIA. Sarah Sanders a toutefois refuté tout lien avec les négociations qui ont mené au cessez-le-feu annoncé le 7 juillet lors du Sommet du G20 à Hambourg. En outre, des membres de l'administration Obama avaient déjà défendu une suspension du programme, craignant qu’il renforce Daech.

Pour l'un des responsables témoignant sous couvert d’anonymat dans le Washington Post, il ne s'agit pas d'une concession d'importance, vu la mainmise d'Assad dans de larges zones de la Syrie, "mais c'est un signal à Poutine, que l'administration veut améliorer les liens avec la Russie". Une concession qui interroge néanmoins dans le contexte actuel. Pour rappel, les relations de Donald Trump avec le Kremlin sont suivies avec attention par le Congrès américain, du fait des soupçons d'ingérence russe dans la campagne et de collusion entre Moscou et son équipe de campagne.

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