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Tuerie de Las Vegas : plusieurs pistes contradictoires

Avec cinquante-neuf morts et 527 blessés, la fusillade qui a eu lieu ce dimanche à un festival de country à Las Vegas est la pire tuerie de l’histoire des ­Etats-Unis. Alors que l’enquête avance, des doutes persistent quant aux motivations du tueur.

Dimanche 1er octobre, un homme lourdement armé a ouvert le feu sur une foule assistant à un concert en plein air à Las Vegas. Selon le dernier bilan fourni par la police, au moins 59 personnes sont mortes. Au moins 527 autres ont été blessées. Près d'une douzaine de personnes se trouvent dans un état critique à l'hôpital universitaire de Las Vegas. Depuis l’une des 3 211 chambres de l’hôtel de luxe Mandalay Bay Resort, le tireur a méthodiquement tiré sur la foule avec des armes automatiques.

Stephen Paddock, 64 ans, s’était déjà suicidé lorsque les forces spéciales sont entrées dans la chambre du 32e étage. La police y a trouvé un arsenal paramilitaire : 23 armes, un pied pour poser la mitrailleuse, des lunettes de sniper. Le tueur était un homme sans histoire qui vivait dans une communauté de retraités du Nevada, à quelque 120 km de Las Vegas. C’est aussi l’auteur de la pire fusillade de l'histoire moderne des Etats-Unis.

Le groupe jihadiste Etat islamique a revendiqué l'attaque dans un communiqué qui affirme que le suspect s'était récemment converti à l'islam. Le communiqué le présente comme "Abou Abdelberr l'Américain", un "soldat du califat" qui est "tombé en martyr". La revendication a été écartée par le gouvernement américain. Le FBI et la CIA ont eux aussi nié tout lien avec l’organisation, et mis en garde contre "des conclusions hâtives".

La multiplication d’incidents armés a remis au premier plan le débat entourant le 2e amendement de la Constitution des Etats-Unis, qui garantit le droit pour tout citoyen américain de porter des armes. Le New York Times a par exemple titré son numéro de lundi par "477 jours. 521 tueries de masse. 0 action de la part du Congrès". La Maison Blanche a cependant estimé lundi qu’il serait "prématur" de rouvrir la discussion sur l’encadrement des ventes d’armes à feu quelques heures seulement après la fusillade.

Pour rappel, Donald Trump est un soutien de longue date du libre port d’armes. La NRA (National Rifle Association), le très influent lobby des armes à feu, a aussi ouvertement appelé à le soutenir lors des dernières élections. Pour rappel, ce dernier avait affirmé que les lois "très dures" contre le port d’armes en France n’avaient pas pu empêcher les attentats du 13 novembre à Paris, qu’elles simplement avaient laissé les victimes "sans défense".

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