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Ukraine : enfin un vrai cessez-le-feu ?

Les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand ont apporté leur soutien à la mise en place d'un accord de cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine « dès la rentrée scolaire », le 1er septembre.

Le conflit ukrainien est devenu une habitude, presque un acquis, et pourtant, il tue encore : 34 soldats ukrainiens ont été tués lors d'affrontements avec les rebelles prorusses, depuis l'instauration d'une trêve le 24 juin dans l'est de l'Ukraine. Il a duré plus de trois ans et a coûté la vie à 10 000 personnes. Après deux tentatives d’accords infructueux (Minsk I et II), régulièrement rompues par des flambées de violence dont s'accusent les deux camps, un nouvel espoir émerge cependant pour la paix.

Dans un communiqué de presse de Kremlin, les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand ont assuré mardi soir lors d'un entretien téléphonique soutenir "avec fermet" la mise en place d'un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine. "Les dirigeants ont dit leur espoir que cette trêve amènera à une amélioration constante de la situation en termes de sécurité pour les écoliers et tous les civils du Donbass", peut-on lire.

Cette nouvelle tentative de discussions au format dit "Normandie" s'est déroulée entre la chancelière allemande Angela Merkel et les présidents russe, ukrainien et français, Vladimir Poutine, Petro Porochenko et Emmanuel Macron. L'envoyé spécial de Washington pour les négociations sur l'Ukraine, Kurt Volker, avait déjà pleinement soutenu lui aussi l'idée que le cessez-le-feu coïncide avec le début de l'année scolaire la semaine dernière. C’est la date du 1er Septembre qui est désormais retenue.

"Nous sommes tombés d'accord pour dire que la situation actuelle, le statu quo, n'est bon pour personne", avait-il confié lors d'une interview à l'agence balte BNS après avoir eu lundi une première rencontre "constructive" avec son homologue russe, Vladislav Surkov. Jusqu’alors, plusieurs observateurs avaient accusé Moscou de jouer un double jeu, multipliant les demandes de paix d’un côté, et soutenant financièrement et militairement les troupes insurgées sur le terrain.

En conséquence, l'Europe a fait pression sur la Russie par le biais de sanctions économiques et des interdictions d'entrée sur le territoire européen pour plusieurs hommes d'affaires proches du pouvoir – malgré les démentis de Moscou.

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