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Une enquête fait la lumière sur le massacres des Rohingya

Une enquête menée par Reuters et Amnesty met en lumière le rôle du chef de l'armée birmane, le général Min Aung Hlaing, et de 12 autres hauts gradés dans la répression contre la minorité Rohingya en Birmanie.

Une enquête établit que la hiérarchie de l’armée birmane ne pouvait pas ignorer ce qui se passait dans l’Arakan, los des exactions perpétrées à l’égard de la minorité musulmane Rohingya. Ces "opérations de nettoyage" auraient menées sur ordre de plisueurs hauts gradés de l’armée, dont le général Min Aung Hlaing. Les forces de sécurité birmanes se sont rendues coupables de neuf des onze types de crimes contre l’humanité décrits dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, daprès le rapport.

"Le déferlement de violence de la part des forces de sécurité (...) - meurtres, viols, actes de torture, destruction par le feu et famine induite - n'est pas le fait de quelques soldats ou unités livrés à eux-mêmes" estime Matthew Wells, d'Amnesty International. "Une foule d'éléments tendent à prouver que ces actes s'inscrivent dans le cadre d'une offensive systématique et parfaitement orchestrée". Ainsi, de nombreux témoins rapportent que les instructions reçues par les officiers sur le terrain étaient de "tout détruire".

Cette enquête est fondée sur plus de 400 entretiens, ainsi que de nombreuses preuves venant confirmer les propos recueillis (images par satellite, photographies et vidéos, dont l’authenticité a été vérifiée) ainsi que des analyses médico-légales et balistiques réalisées par des experts.

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