Connexion

@chris_coleman24

Wikileaks à la marocaine : publication de documents confidentiels

Le Maroc serait-il à son tour victime de publication de documents confidentiels sur Internet ? Un compte anonyme sur Twitter révèle, depuis le début du mois d’octobre, des centaines d’informations secrètes sur la diplomatie marocaine et les dirigeants du royaume. Qui peut bien se cacher derrière ce compte et quelles sont ses intentions ?

Un Wikileaks version marocaine sème le trouble sur Internet - shutterstock.com

Depuis le début du mois d’octobre, le Maroc est confronté, à son tour, à son propre WikiLeaks. Un certain Chris Coleman, pseudonyme anonyme s’il en est, publie sur Twitter des centaines de documents de la diplomatie marocaine mais aussi des mails de sociétés de relations publiques, de journalistes ou d’employés de la DGED (Direction Générale des Études et de la Documentation). Sont mis en cause des membres de la famille royale, des ministres, dont celui des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, accusé de trafic d’influence, des diplomates mais aussi des entreprises privées.

Documents authentiques ou documents manipulés ?

Mais s’agit-il de documents authentiques ou de faux ? Selon le journaliste Jean-Marc Manach, spécialisé dans les questions de libertés et de vie privée, co-fondateur des Big Brother Awards, "l'analyse des centaines de documents, mis en ligne par ce mystérieux corbeau, révèle que cette opération, selon les meilleures règles du genre, mêle savamment documents authentiques et documents manipulés", explique-t-il sur le site arretsurimages.net.

Entré en contact avec le titulaire du compte Twitter, le journaliste lui a demandé quelles étaient ses intentions, ce à quoi le hacker a répondu : "Déstabiliser le Maroc". "C'est aussi à cela que l'on distingue un lanceur d'alertes d'un barbouze. Le premier veut faire éclater la vérité. Le second est, sinon en service commandé, tout du moins disposé à manipuler la vérité, voire à créer de fausses preuves, et instiller le doute", en a déduit Jean-Marc Manach.

Pas ou peu de réactions de la part des autorités

Autre signe qui vient renforcer cette thèse : le silence des autorités du pays. A part quelques rares déclarations officielles, comme celle de la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, aucun membre du gouvernement, aucun parti politique et très peu de médias n’a souhaité s’exprimer sur le sujet. Affaire à suivre…

Noter
0